| | Ces actions permettent aux enseignants et aux élèves, notamment de l’enseignement professionnel, de prendre contact avec les réalités du monde de l’entreprise. Dans tous les cas, ces démarches s’inscrivent dans des partenariats pédagogiques et ont pour limite l’impossibilité de devenir des actions concurrentielles.
Quatre grandes modalités d’actions sont possibles :
- l’option « découverte professionnelle en classe de troisième ;
- les périodes de formation en entreprise et les stages ;
- l’accueil d’enseignants dans les entreprises ;
- la coopération technologique ;
- les lycées des métiers.
Découverte professionnelle en classe de troisième
Une option facultative est proposée aux élèves de classe de troisième.
L'option découverte professionnelle, d’une durée de 3 heures par semaine, permet de mieux connaître l'univers des métiers afin de préparer son choix, le moment venu.
Les élèves qui envisagent déjà de s’engager après la troisième dans la voie professionnelle peuvent, dans certains établissements, demander à suivre un module hebdomadaire de 6 heures de découverte professionnelle.
3 heures par semaine : option facultative de découverte professionnelle
Cette option est destinée à faire appréhender concrètement par les élèves de troisième le monde professionnel, les métiers, les formations et les diplômes qui y mènent. Regroupés à partir de plusieurs classes et encadrés par une équipe éducative pluridisciplinaire (enseignants, documentaliste, conseiller principal d’éducation, conseiller d’orientation psychologue, etc.) les élèves vont découvrir des métiers et différentes formes d’organisation du travail par la recherche et l’analyse de documents, la rencontre avec des professionnels, l’observation du monde du travail.
Objectifs :
• Découvrir les métiers : le quotidien d’un pilote, d’un pâtissier, d’un webmestre, d’une infirmière, etc.
• Découvrir les milieux professionnels : comment s’organise le travail dans une entreprise, grande ou petite, dans une administration, dans un laboratoire de recherche, etc.
• Découvrir les formations : connaître les principaux diplômes (CAP, bac, BTS, master, ingénieur, etc.), comment et où les préparer (formation initiale, apprentissage, formation continue…) , où se renseigner (CIO, ONISEP, etc.).
Suggestions d’activités pédagogiques :
• Recherche et analyse de documents, exposés et dossiers de synthèse à partir des informations collectées.
• Interviews de professionnels qui expliquent leur métier, ou d’élèves et d’étudiants qui commentent leur parcours.
• Visites, séquences d’observation ou stages dans les entreprises, les administrations (publiques, hospitalières, etc.), les ateliers, les laboratoires, et réalisation de reportages sur les métiers.
6 heures par semaine : module de découverte professionnelle
Conçu sur le même principe que l’option de découverte professionnelle, avec plus de temps passé sur le terrain (entreprises, lycées professionnels ou centre de formation des apprentis), ce module est destiné aux élèves qui savent déjà qu’ils s’engageront ensuite dans la voie professionnelle. Il s’agit donc d’aller plus loin en les aidant à tester leurs centres d’intérêt pour construire un projet personnel. Les six heures hebdomadaires nécessaires sont dégagées dans l’emploi du temps par les 3 heures d’option facultative et les 3 heures de langue vivante 2 dont ces élèves se trouvent dispensés.
Les périodes de formation en entreprise et les stages
Tous les enseignements professionnels comportent des périodes en entreprise obligatoires, dont la durée varie en fonction du diplôme préparé.
Ces périodes en entreprise font partie intégrante de la formation. Elles sont un facteur déterminant de l'insertion professionnelle.
L'intérêt et l'efficacité des périodes en entreprise impliquent que les équipes pédagogiques mettent en place un accompagnement des élèves, incluant la préparation, le suivi et l'utilisation pédagogique de ces périodes.
Les périodes de formation en entreprise ont été conçues principalement pour faciliter l'acquisition et/ou la validation de certains savoirs et savoir-faire définis dans les référentiels de certification des diplômes, qui ne sont pleinement mis en oeuvre que dans le cadre d'activités exercées dans le milieu professionnel.
Lorsque les périodes en entreprise ne font pas l'objet d'une évaluation certificative, il s'agit de stages, dont les objectifs principaux sont la découverte du milieu professionnel et/ou la mise en application d'acquis de la formation en établissement.
Périodes de formation en entreprise et stages sont des moments pédagogiques à part entière.
Les stages
Les stages permettent de découvrir le monde de l'entreprise et d'appliquer dans le milieu de production des connaissances acquises au lycée.
Ils sont obligatoires mais non évalués à l'examen.
Ils existent dans certains certificats d'aptitude professionnelle non encore rénovés (CAP).
Les périodes de formation en entreprisel
Périodes de formation en entreprise(PFE) et périodes de formation en milieu professionnel (PFMP) impliquent un rapport particulier avec l'entreprise. L'élève n'y applique pas seulement ce qu'il a appris au lycée : l'entreprise est le lieu où il acquiert certaines compétences professionnelles définies dans le diplôme, qui ne peuvent être obtenues qu'au contact de la réalité professionnelle.
Ces périodes sont obligatoires en CAP et pour le baccalauréat professionnel.
Elles sont évaluées à l'examen du baccalauréat professionnel et le sont en CAP, au fur et à mesure de la rénovation des spécialités de ce diplôme.
Qu'il s'agisse de stages ou de périodes de formation, l'élève est placé sous la responsabilité d'un tuteur désigné par l'entreprise.
L'accueil d'élèves de lycées professionnels dans les entreprises fait l'objet d'une convention type.
La convention a pour objet d'encadrer la mise en œuvre des périodes de formation en milieu professionnel pour les élèves en formation professionnelle de niveau V ou de niveau IV.
Les dispositions générales de la convention sont complétées par une annexe pédagogique et une annexe financière qui doivent être signées par le chef d'établissement, le représentant de l'entreprise et l'élève, ou son tuteur s'il est mineur.
L'élève n'est associé aux activités de l'entreprise que dans la mesure où elles concourent directement à la finalité pédagogique de la formation.
L'élève demeure sous statut scolaire, et, en conséquence, sous la responsabilité du chef d'établissement. Il doit respecter les règles en vigueur dans l'entreprise, notamment le secret professionnel. Il ne peut prétendre à aucune rémunération de l'entreprise mais une gratification peut lui être allouée.
Tous les élèves sont soumis à la durée hebdomadaire légale ou conventionnelle si celle-ci est inférieure.
Cependant, s'agissant des mineurs, une durée maximale de huit heures par jour et de 35 heures par semaine ne peut être dépassée et le travail de nuit leur est interdit à certaines heures en fonction de leur âge.
Certains travaux leur sont également interdits, sauf dérogation accordée par l'inspecteur du travail.
Par ailleurs, en vue d'assurer la sécurité des élèves intervenant sur des installations électriques, des modalités particulières de formation et d'évaluation doivent être mises en ouvre afin qu'une habilitation puisse être délivrée préalablement à l'accomplissement de la période de formation en milieu professionnel.
Il convient de préciser que la procédure de déclaration d'accident du travail au cours de la période de formation ou durant le trajet incombe désormais, dans tous les cas, à l'entreprise ou à l'organisme d'accueil.
Il est rappelé que le chef d'entreprise a l'obligation de souscrire une assurance responsabilité civile pour les élèves accueillis et que le chef d'établissement, pour sa part, doit contracter une assurance couvrant la responsabilité civile de l'élève pour les dommages qu'il pourrait causer à l'occasion de sa période de formation en milieu professionnel.
Le chef d'établissement et le représentant de l'entreprise doivent se tenir mutuellement informés afin d'anticiper et de régler toute difficulté pouvant survenir à l'occasion de l'accomplissement de la période de formation en entreprise.
Convention type relative a la formation en milieu professionnel des élèves de lycée professionnel
Les séquences d’observation en milieu professionnel en 3ème
Par ailleurs, le décret du 24 août 2005 (JO du 25-8-2005, BO n°31 du 1-9-2005) relatif aux dispositifs d'aide et de soutien pour la réussite des élèves au collège prévoit pour tous les élèves en classe de 3e une séquence d'observation en milieu professionnel.
L’accueil des élèves mineurs dans les entreprises
Les établissements d’enseignement scolaire peuvent organiser, pour les élèves mineurs de moins de seize ans, des visites d’information, des séquences d’observation, des stages d’initiation, d’application ou des périodes de formation en milieu professionnel.
Cet accueil par les entreprises doit être prévu dans le cadre de la formation suivie ou dans le cadre du projet d’établissement ou du projet d’école ou dans le cadre de l’éducation à l’orientation.
Dans tous les cas, une convention est passée entre l’établissement d’enseignement scolaire dont relève l’élève et l’entreprise concerné.
Les élèves demeurent sous statut scolaire durant la période où ils sont en milieu professionnel.
Les visites d’information ont pour objectif de permettre aux élèves de découvrir l’environnement technologique, économique et professionnel, en liaison avec les programmes d’enseignement, notamment dans le cadre de l’éducation à l’orientation.
Les modalités d’encadrement des élèves au cours des visites d’information sont fixées par l’établissement d’enseignement scolaire, dans le cadre général de l’organisation des sorties scolaires.
À partir des deux dernières années de la scolarité obligatoire, les élèves, scolarisés au moins en classe de quatrième ou de troisième, peuvent être admis à effectuer individuellement ces visites, sous réserve qu’un encadrement leur soit assuré dans l’entreprise ou l’organisme d’accueil.
Dans tous les cas, les conditions d’encadrement des élèves sont précisées dans la convention.
Les séquences d’observation ont pour objectif de sensibiliser les élèves à l’environnement technologique, économique et professionnel en liaison avec les programmes d’enseignement, notamment dans le cadre de l’éducation à l’orientation.
Elles ne peuvent être organisées qu’à partir des deux dernières années de la scolarité obligatoire, pour des élèves scolarisés au moins en classe de quatrième ou de troisième.
Les modalités d’encadrement des élèves au cours des séquences d’observation sont fixées par l’établissement d’enseignement scolaire, dans le cadre général de l’organisation des sorties scolaires.
Les élèves peuvent être admis à effectuer individuellement ces séquences, sous réserve que leur soient assurés un suivi par l’établissement d’enseignement scolaire et un encadrement dans l’entreprise ou l’organisme d’accueil.
Dans tous les cas, les conditions d’encadrement des élèves sont précisées dans la convention.
Au cours des visites d’information, les élèves peuvent effectuer des enquêtes en liaison avec les enseignements. Ils peuvent également découvrir les activités de l’entreprise ou de l’organisme d’accueil ou assister à des démonstrations, répondant aux objectifs de formation de leur classe, sous le contrôle de personnels responsables de leur encadrement en milieu professionnel, dans les conditions définies par la convention.
Au cours des séquences d’observation, les élèves peuvent effectuer des enquêtes en liaison avec les enseignements. Ils peuvent également participer à des activités de l’entreprise ou de l’organisme d’accueil ou à des essais, des démonstrations en liaison avec les enseignements et les objectifs de formation de leur classe, sous le contrôle de personnels de l’établissement d’enseignement scolaire ou de personnes responsables de leur accueil en milieu professionnel, dans les conditions définies par la convention.
Au cours des visites d’information ou des séquences d’observation, les élèves ne peuvent accéder aux machines, appareils ou produits dangereux. Ils ne peuvent ni procéder à des manœuvres ou manipulations sur d’autres machines, produits ou appareils de production, ni effectuer les travaux légers autorisés aux mineurs.
Les établissements d’enseignement scolaire peuvent organiser des stages d’initiation, des stages d’application ou des périodes de formation en milieu professionnel pour les élèves qui, durant les deux dernières années de la scolarité obligatoire, suivent un enseignement alterné ou un enseignement professionnel.
Dans tous les cas, les conditions d’encadrement des élèves sont précisées dans la convention.
Les stages d’initiation ont pour objectif de permettre aux élèves de découvrir différents milieux professionnels afin de développer leurs goûts et aptitudes et de définir un projet de formation ultérieure. Ils s’adressent aux élèves dont le programme d’enseignement comporte une initiation aux activités professionnelles.
Au cours des stages d’initiation, les élèves effectuent des activités pratiques variées et, sous surveillance, des travaux légers autorisés aux mineurs .Ils ne peuvent accéder aux machines, appareils ou produits dont l’usage est proscrit aux mineurs.
Les stages d’application en milieu professionnel sont prévus dans le cadre d’une formation préparatoire à une formation technologique ou professionnelle.
Ils ont pour objectif de permettre aux élèves d’articuler les savoirs et savoir-faire acquis dans l’établissement scolaire avec les langages techniques et les pratiques du monde professionnel.
Au cours des stages d’application, les élèves peuvent procéder à des manœuvres ou manipulations sur des machines, produits ou appareils de production nécessaires à leur formation.
Ils ne peuvent accéder aux machines, appareils ou produits dont l’usage est proscrit aux mineurs.
Les périodes de formation en milieu professionnel sont prévues dans le cadre d’une formation conduisant à un diplôme technologique ou professionnel.
Leurs objectifs et modalités d’organisation sont fixés par les textes définissant chacune des formations suivies.
Au cours des périodes de formation en milieu professionnel, les élèves peuvent être autorisés à utiliser les machines ou appareils ou produits dont l’usage est proscrit aux mineurs, sous certaines conditions.
ministère de l'éducation nationale
L’accueil d’enseignants
Les entreprises peuvent accueillir des enseignants en stage.
- DES STAGES COURTS d'une semaine pendant les vacances scolaires. Les thèmes abordés concernent les différents domaines de l'économie, gestion et des sciences, techniques industrielles.
- DES STAGES LONGS d'une année scolaire, organisés en relation directe avec les Rectorats pour des professeurs sélectionnés ayant souscrit à une obligation de résultat à la fois pour l'entreprise et pour le système éducatif. Ces stages font l'objet d'une candidature spécifique.
- DES STAGES DECOUVERTE PROFESSIONNELLE d'une semaine organisés à l'attention des professeurs d'enseignement général de collège investis dans l'orientation des jeunes en classe de 3ème.
La coopération technologique
La Coopération technologique est un échange de ressources matérielles ou immatérielles répondant à un besoin technologique identifié. Une coopération technologique s’établit lorsqu'un lycée met en œuvre les moyens dont il dispose pour accompagner les entreprises dans leurs projets de développement par le conseil, l'expertise, la conception et la réalisation d'études, le suivi de projet, la mise à disposition d'équipements, l'assistance technique et les mises en relation qu'il est nécessaire de favoriser. La coopération technologique revêt de multiples formes : des plus simples (mise à disposition de matériels) au plus abouties (le lycée transfert véritablement son savoir-faire à l’entreprise). La nature de la relation avec l’entreprise est également variable. On parlera de coopération pédagogique (l’aspect pédagogique est prépondérant), ou de prestations de services (la réponse au besoin de l’entreprise est l’objectif).
Les prestations de services dans le cadre de la coopération technologique ne doivent pas être telles qu’elles s’assimileraient à des activités paracommerciales.
Les lycées des métiers
Le label "Lycée des métiers" permet de regrouper les élèves des filières professionnelles et technologiques se destinant à une même famille de métiers. Il qualifie certains établissements qui offrent une palette étendue de formations et de services, grâce notamment à un partenariat actif, tant avec le milieu économique qu'avec les collectivités territoriales, et en premier lieu la région.
Le lycée des métiers n’est pas un nouveau type d’établissement scolaire. Les établissements labellisés conservent leur statut juridique initial, qu’il s’agisse de lycées professionnels ou de lycées polyvalents associant des formations des voies professionnelle et technologique.
Les principaux objectifs sont de :
- fluidifier les passerelles entre filières technologique et professionnelle.
- clarifier l'offre de formation académique et la rendre plus cohérente.
- mieux coller à la demande locale et améliorer la qualité de l'offre de formation et des qualifications.
- contribuer au développement de l'éducation tout au long de la vie dans une perspective de professionnalisation durable.
Une offre de formation complète pour tous les publics
Le lycée des métiers organise son offre de formation autour d'un ensemble cohérent de métiers. Un lycée des métiers peut proposer des formations autour d'un secteur professionnel (vente, bâtiment, automobile, hôtellerie…), mais aussi autour d'un ensemble de métiers connexes, (habillement, industrie textile), ou autour d'un ensemble de métiers complémentaires (métiers de la mer, métiers de l'habitat…). Il offre des formations au titre de la formation continue, un accueil pour la validation des acquis de l'expérience et, éventuellement, un centre de formation des apprentis (C.F.A.).
Seul ou en coopération, le lycée des métiers prépare à une gamme étendue de diplômes et titres nationaux technologiques et professionnels : C.A.P., B.E.P., baccalauréat professionnel, baccalauréat technologique, mention complémentaire, BTS, licence professionnelle (par convention avec les universités).
Le lycée des métiers peut accueillir des publics aux statuts multiples, apprentis, lycéens, étudiants, jeunes sous contrat de qualification, salariés en formation continue, adultes souhaitant faire valider les acquis de leur expérience.
Le lycée des métiers forme des professionnels hautement qualifiés. Il garantit des sorties qualifiées à tous les niveaux et met en place un service d'accompagnement vers l'emploi pour faciliter l'insertion professionnelle des élèves.
En accueillant des publics aux statuts multiples et en diversifiant les modes de formation, le lycée des métiers propose des itinéraires adaptés et personnalisés pour les jeunes et les adultes en formation.
Un acteur du développement local
Le lycée des métiers inscrit son projet dans une dynamique locale, pilotée au niveau académique. Il est ainsi appelé à devenir un acteur majeur du développement local et régional.
- Centre de ressources
Le lycée des métiers a vocation à disposer d'une plate-forme technologique de pointe. Celle-ci constitue un centre de ressources pour le transfert de technologie, l'expérimentation des matériels et matériaux et la recherche appliquée.
- Mutualisation des compétences
Le lycée des métiers développe des relations étroites avec le monde professionnel et les partenaires locaux en matière de veille et de coopération technologiques, de connaissance des évolutions des métiers et du marché de l'emploi, de gestion de l'alternance en formation, d'accompagnement vers l'emploi et de développement local.
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