AGEFA PME, partenaire du projet Alter +

Publié le 16.11.16

L’enseignement et la formation en alternance sont des filières d’excellence, fondamentales pour l’acquisition de compétences et de qualifications, et prometteuses d’emploi. Elles constituent en cela une priorité pour les Gouvernements francophones.  C’est dans ce contexte qu’il a été décidé de mettre en place une réforme des systèmes d’alternance, avec pour objectif, l’amélioration de la qualité des formations, notamment par la création d’une structure de  pilotage, l’Office Francophone de la Formation en Alternance (l’OFFA), et l’harmonisation du statut et des contrats des apprenants.

Le projet Alter+, projet cofinancé par le programme Erasmus+, est ancré dans cette réforme et constitue un soutien au développement de son volet pédagogique.  Il rassemble un large partenariat composé du Centre de Coordination et de Gestion des Programmes européens (CCGPE), du Service Formation PME (SFPME), de l’Institut wallon de formation en alternance et des indépendants et des petites et moyennes entreprises (IFAPME), de trois partenaires européens (le BIBB, Institut fédéral allemand de l’éducation et de la formation professionnelle, le Département de l’Éducation du Gouvernement de Catalogne  et  d’AGEFA PME (Association française de Gestion des Formations en Alternance pour les Petites et Moyennes Entreprises),  ainsi que de toutes les parties prenantes à la réforme (le SFMQ, le Forem, les 3 réseaux d’enseignement, le Consortium de validation des compétences, les Bassins Enseignement-Formation-Emploi…).

L’objectif général du projet est de ménager entre les opérateurs d’enseignement et de formation en alternance un espace de confiance mutuelle pour permettre aux jeunes d’effectuer sans heurt le parcours le plus utile à leur formation professionnelle.

Concrètement, Alter+ focalise son action sur deux objectifs :

  1. Réduire le taux d’échec et les difficultés dans la poursuite d’une formation en alternance.

Il s’agit de :

  • comparer les bonnes pratiques développées actuellement par chacun des partenaires du projet ;
  • définir un cahier des charges pour un futur dispositif plus cohérent d’accrochage et de soutien des jeunes dès leur entrée en alternance.
  1. Développer des outils permettant la création d’un espace de confiance entre opérateurs de l’Alternance. Cet espace est crucial pour assurer la reconnaissance des compétences acquises par tous les apprenants et ainsi rendre possible certaines mobilités pour tous ces jeunes. Il s’agira de mettre en place des échanges d’expériences et d’analyses :
  • des parcours d’apprentissage ;
  • des dispositifs d’évaluation des acquis d’apprentissage.

Le projet dispose de deux années pour engranger des résultats et produire les réalisations attendues.  L’ensemble des travaux seront présentés dans le courant du mois d’octobre 2016 à l’occasion d’un large évènement de diffusion.

Les moyens accordés au projet ont notamment permis l’engagement de deux personnes à temps plein : un membre issu de l’enseignement en alternance et le deuxième issu de la formation en alternance.  Leur mission prioritaire est de mettre en place les groupes de travail pour atteindre les objectifs visés par le projet, en faisant travailler ensemble deux mondes qui se côtoient depuis de longues années, qui travaillent au bénéfice du même public mais qui ont rarement l’occasion de mutualiser leurs forces et compétences.

Trois groupes de travail ont été créés.

Le premier groupe a travaillé sur la thématique de la difficulté d’accrochage en formation en alternance et ce, essentiellement durant la période sensible des 6 à 8  premières semaines de leur inscription dans ce système, tant au niveau de l’entreprise avec laquelle un contrat est conclu, qu’au niveau du centre de formation où ils sont inscrits (CEFA, IFAPME, SFPME).

  • Objectif général : réaliser une analyse :
    •  des typologies de « décrocheurs » ;
    •  des causes de décrochage ;
    •  des dispositifs d’accrochage déjà présents au sein des différents systèmes.
  • Public cible :
    • les jeunes de 15 à 18 ans, dans les 6 à 8 premières semaines suivant la période d’entrée en formation en Alternance ;
    • au sein de 3 régions : Bruxelles – Charleroi – Liège.

Les différents axes de réflexion pour cette thématique sont :

  • Quels sont les liens entre les typologies/les causes/les dispositifs?
  • Sur quelles causes peut-on agir/est-il pertinent d’agir?
  • Quels dispositifs manquent-ils? Quels dispositifs sont redondants/pertinents?
  • Quel(le)s structures/acteurs/partenariats devraient /pourraient répondre à tel(le)s besoins/demandes?
  • Qu’est-il possible de construire ensemble ?

De manière transversale, ces différents axes d’analyse sont réalisés au sein des différents organismes partenaires européens (Allemagne, France et Catalogne), lors des visites d’étude programmée chez chacun d’entre eux, pendant la période située de septembre 2015 à mars 2016.

La production attendue est la rédaction d’un guide de recommandations inter-opérateurs.

En ce qui concerne le deuxième groupe de travail, deux démarches « Qualité » distinctes apparaissent à cette étape de la mise en œuvre de la réforme de l’Alternance, à partir des 3 métiers sélectionnés : coiffeur, mécanicien d’entretien automobile et couvreur, l’exercice d’analyse s’est porté sur :

1. la question de la cohérence des parcours d’apprentissage mis en place par les opérateurs de formation : dresser l’état des lieux de ces parcours mis en place dans les 3 métiers chez les 3 opérateurs de formation en alternance dont les objectifs sont de :

  • produire, à certains niveaux, des parcours cohérents et compatibles permettant, selon des conditions bien définies, une perméabilité entre opérateurs, en fonction d’acquis reconnus par tous ;
  • déterminer les possibilités de passerelles en termes de compétences professionnelles ;
  • décrire ces parcours et identifier les freins à la perméabilité en prenant en compte la réforme de l’alternance ;

2. la question de la qualité des évaluations des acquis d’apprentissage réalisées par les opérateurs de formation : dresser un état des lieux de l’évaluation des acquis d’apprentissage réalisée chez les 3 opérateurs de formation dont les objectifs sont de :

  • créer les conditions permettant d’assurer la confiance entre opérateurs dans les seuils de maîtrise effectivement acquis par les apprenants ;
  • faciliter la reconnaissance et l’accumulation de ces seuils de maîtrise dans les parcours organisés par l’ensemble des opérateurs dans le contexte de la reconnaissance des Unités ECVET et de formation en partie en entreprise.

Pour le deuxième sous-groupe de travail, un outil utilisé dans le cadre d’un précédent projet européen a été adapté à l’alternance et est testé dans le cadre de ce projet : « les diagnostics croisés ».  Cet outil est un  document concerté entre les partenaires de l’Enseignement et de la Formation Professionnelle en Alternance qui vise à rendre compte de la qualité du processus d’évaluation et de certification des AA (Acquis d’Apprentissage) eu égard à la maîtrise des acquis d’apprentissage de profils de formation définis au sein du SFMQ (Service Francophone des Métiers et des Qualifications).

Les objectifs de l’application de cet outil sont de :

  • tenter de développer des standards communs d’évaluation ;
  • transférer des acquis d’un système de formation vers un autre ;

Pour ces différents diagnostics appliqués pour les établissements d’Enseignement et de Formation Professionnelle en Alternance, les critères communs analysés sont :

  • le processus d’évaluation des acquis d’apprentissage (AA) ;
  • les ressources matérielles ;
  • la qualité de l’évaluation des AA ;
  • le personnel qui évalue les AA.

L’équipe des diagnostiqueurs amenés à réaliser ces « testing » au sein des différents centres sont composés systématiquement d’un conseiller pédagogique issu de la formation en alternance et d’un inspecteur issu de l’enseignement, accompagné, chaque fois que cela est possible, d’un observateur « neutre ».

 

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